De nombreux passages coraniques parlent de la création "des cieux et de la terre" en six jours. L'un d'eux se lit comme suit : "Et Nous avons créé les cieux et la Terre, ainsi que ce qu'il y a entre les deux, en six jours. Et aucune fatigue ne Nous a touché" (Coran 50/38).
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A) Que représentent ces "six jours" : des jours semblables à ceux que nous connaissons, ou de très longues périodes ?
Les deux avis existent ; et le second avis n'est pas simplement une posture d'accommodation contemporaine, mais existe chez d'anciens Commentateurs même.
En effet, si d'après certains Commentateurs ces jours furent de la même durée que ceux que nous connaissons, en revanche d'après d'autres commentateurs il s'agit de périodes beaucoup plus longues (cf. Al-Bidâya wa-n-Nihâya, 1/20).
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B) Le Coran évoque-t-il un ordre entre différents éléments de la création des cieux et de la Terre ?
Il est effectivement trois passages coraniques qui – du moins dans l'appréhension de leur seule littéralité (zâhir) – évoquent un tel ordre :
1) Un verset de la sourate al-Baqara (sourate 2) : "Il est Celui qui a créé pour vous tout ce qui se trouve sur la Terre, puis (thumma) Il S'est établi vers le ciel et fit d'eux sept cieux. Et Il est Celui qui Savant de toute chose" (2/29) ;
2) Un verset de la sourate Fussilat (sourate 41) : "Dis : "Renierez-vous, et donnerez-vous des égaux à, Celui qui a créé la Terre en deux périodes, – Voilà le Seigneur de l'univers –, et a placé au-dessus d'elle des ancres, l'a bénie et lui a assigné ses ressources en quatre périodes, égales pour ceux qui interrogent. Puis (thumma) Il S'est établi vers le ciel alors que celui-ci était fumée, puis Il a dit à celui-ci et à la Terre : "Venez, de gré ou de force !" Ils dirent : "Nous venons obéissants." Il fit d'eux sept cieux en deux périodes et Il révéla à chaque ciel l'ordre (qui) lui (revenait). Et Nous avons embelli le ciel le plus bas [ou : le plus proche] par des lampes, et [celles-ci servent aussi] de protection. Voilà l'ordre établi par le Puissant, l'Omniscient" (41/9-12) ;
3) Un verset de la sourate an-Nâzi'ât (sourate 79) : "Est-ce vous qui êtes plus difficiles à créer, ou le ciel ? Il l'a (pourtant) bâti. Il a élevé sa voûte, puis l'a ordonné. Il a assombri sa nuit et fait sortir son jour montant. Et la Terre, après cela (ba'da dhâlika) Il l'a étendue ; Il a fait sortir d'elle son eau et son pâturage ; et les montagnes Il les a ancrées. [Tout ceci] pour votre profit ainsi que celui de vos bestiaux" (79/27-33).
Le verset 2/29 (sourate al-Baqara) ainsi que le passage 41/9-12 (sourate Fussilat) évoquent en premier la création de tout ce qui se trouve sur la Terre, et, après la particule "thumma", la création des cieux. Ces deux passages semblent apparemment signifier que c'est la Terre – avec tout ce qui s'y trouve – qui ont été créés avant les cieux.
Le passage 79/27-33 (sourate an-Nâzi'ât), lui, évoque le ciel "que (Dieu) a créé", et, après la formule "ba'da dhâlika", le fait que Dieu ait aplani (dah'w) la Terre, y ait fait apparaître eaux et cultures, et y ait érigé des montagnes. Ce passage semble indiquer, lui, que ce sont les cieux qui ont été créés avant sinon la création même de la Terre, du moins son aplanissement et l'érection des montagnes sur elle.
Voilà donc une première apparente contradiction à résoudre…
Il y a en aussi une seconde, que nous allons d'ailleurs traiter prioritairement : dans de nombreux versets coraniques évoquant la création des cieux et de la terre, il est dit qu'elle a eu lieu dans un total de "six jours" (nous avions vu plus haut comment comprendre cette formule) ; or le passage 41/9-12, appréhendé selon sa seule littéralité (zâhir), avec la particule "thumma" (s'y trouvant) comprise comme signifiant une succession dans le temps (tarâkhî fi-z-zamân), communique un total de huit jours !
Mais en fait l'une des interprétations existant ici est que dans ces passages 2/29 et 41/9-12, cette particule "thumma" n'est pas à appréhender dans son sens de succession dans le temps, mais de succession dans le discours ; elle est donc à traduire non pas par "Ensuite", mais par "De plus".
Nous avons alors ceci : "Dis : "Renierez-vous, et donnerez-vous des égaux à Celui qui a créé la Terre en deux périodes – Voilà le Seigneur de l'univers –, et a placé au-dessus d'elle des ancres, l'a bénie et lui a assigné ses ressources en quatre périodes, égales pour ceux qui demandent. De plus Il s'est établi vers le ciel alors que celui-ci était fumée, puis Il a dit à celui-ci et à la Terre : "Venez, de gré ou de force !" Ils dirent : "Nous venons obéissants." Il fit d'eux sept cieux en deux périodes et Il révéla à chaque ciel l'ordre (qui) lui (revenait). Et Nous avons embelli le ciel le plus bas [ou : le plus proche] par des lampes, et [celles-ci servent aussi] de protection. Voilà l'ordre établi par le Puissant, l'Omniscient" (41/9-12). Le tout a donc bien eu lieu dans un total de six périodes.
Ainsi compris, on déduit de ce passage les éléments suivants :
- la création des cieux a eu lieu en deux périodes (41/12) ;
- la création de la Terre a duré également deux périodes (41/9) .
- l'érection de montagnes sur la Terre, le fait que Dieu y a disposé Sa bénédiction, et la prédisposition des ressources sur Terre, tout cela a duré quatre périodes (41/10).
Les deux périodes qu'a duré la création des cieux ont-elles été concomitantes aux deux périodes qu'a duré la création de la Terre ? ou ont-elles correspondu à deux périodes parmi les quatre pendant lesquelles ont eu lieu l'érection des montagnes et la prédisposition des ressources sur Terre ?
Pour répondre à cette nouvelle question, attardons-nous auprès du passage 79/27-33 (sourate an-Nâzi'ât). Si on y a appréhende la formule "ba'da dhâlika" dans son sens de succession dans le temps, on a ceci : "Il l'a [= le ciel] construit, a élevé sa voûte, puis l'a parfaitement ordonné ; et Il a assombri sa nuit et a fait sortir son jour montant. Et la Terre, après cela Il l'a aplanie. Il a fait sortir d'elle son eau et son pâturage. Et les montagnes Il les a ancrées" (79/27-32). Ici on lit que :
- lorsque la Terre a été aplanie, que l'eau et les pâturages y sont apparus et que les montagnes y ont été ancrées : le ciel avait déjà été créé, et l'alternance du jour et de la nuit existait déjà.
Or dans le passage 41/9-10 (sourate Fussilat), on avait vu que :
- l'érection de montagnes sur la Terre, le fait que Dieu y a disposé Sa bénédiction, et la prédisposition des ressources sur Terre, tout cela a duré quatre périodes (41/10), faisant suite aux deux périodes qu'a duré la création de la Terre (41/9).
On est donc amené à penser que les deux périodes qu'a duré la création des cieux furent situées avant les quatre périodes où se déroulèrent l'érection des montagnes, etc., sur Terre ; ces deux périodes ne peuvent donc correspondre qu'aux deux périodes pendant lesquelles la création de la Terre a eu lieu.
Pour le passage 2/29 (sourate al-Baqara) on a alors recours à la même interprétation de la particule "thumma" que pour le passage 41/9-12 (sourate Fussilat) : "Il est Celui qui a créé pour vous tout ce qui se trouve sur la Terre. De plus (thumma) Il S'est établi vers le ciel et fit d'eux sept cieux. Et Il est Celui qui Savant de toute chose" (2/29).
Nous avons donc ceci :
- durant deux périodes, les cieux, ainsi que la Terre, sont créés ;
- durant quatre périodes, les montagnes sont ancrées sur la Terre, Dieu y place Sa bénédiction, les eaux, les ressources et les plantes y sont prédisposées.
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D'autres interprétations existent chez des Commentateurs. Voyons-en deux autres ci-après…
Il faut tout d'abord dire que ces deux autres interprétations ont en commun de dire, à propos du passage 41/9-10 (sourate Fussilat), que les quatre périodes citées au verset 41/10 à propos de la Terre incluent en fait les deux premières périodes citées au verset 41/9 à propos de la création de cette Terre : c'est-à-dire que la création de la Terre elle-même a duré deux périodes ; et l'ancrage des montagnes sur la Terre, la bénédiction envoyée sur la Terre, le fait d'y avoir disposé eaux et plantes, cela n'a duré en fait que deux autres périodes ; c'est l'addition de tout ce qui a trait à la Terre qui a duré quatre périodes, mentionnées dans le verset 41/10 (c'est l'interprétation de Ibn Abbâs : Sahîh ul-Bukhârî, n° 4537)…
Ensuite certains Commentateurs ont considéré la particule "thumma" des deux passages coraniques 2/29 et 41/9-10 comme signifiant la succession dans le temps (tarâkhî fi-z-zamân), et en ont déduit que la Terre a été créée avant les cieux ; la création de la Terre a duré deux périodes (verset 41/9) ; puis les cieux ont été créés en deux périodes (41/12). Puis, conformément à la formule "ba'da dhâlika" présente au verset 79/30 – et comprise elle aussi comme signifiant la succession dans le temps –, Dieu a, en deux périodes, fait sortir les eaux de la Terre, rendu les cultures possibles, et enraciné les montagnes (Tafsîr Ibn Kathîr, tome 1 p. 63, tome 4 p. 84, Al-Bidâya wa-n-nihâya, 1/21). Ceci est l'avis de Mujâhid et aussi celui de Ibn Abbâs (Tafsîr Ibn Kathîr, tome 1 pp. 63-64). Nous avons donc ceci :
- durant deux périodes, la Terre est créée ;
- durant deux périodes, les cieux sont créés ;
- durant deux périodes, les montagnes sont ancrées sur la Terre, Dieu place dans cette dernière Sa bénédiction, et les eaux, les ressources et les plantes y sont prédisposées.
D'autres Commentateurs ont considéré – comme l'ont fait ceux de la toute première interprétation, plus haut mentionnée – la particule "thumma" présente en 2/29 et 41/9-10 comme désignant la succession dans le discours (Anwâr ud-dirâyât, p. 21) ; et ils ont considéré la formule "ba'da dhâlika" du passage 79/27-33 comme désignant la succession dans le temps. Cependant, à la différence de ceux de la toute première interprétation, eux ont déduit de ces passages coraniques que ce n'est pas seulement que la Terre a été développée (dah'w) après la création des cieux, c'est aussi qu'elle a été créée après les cieux. Ceci est l'avis de Qatâda (Tafsîr Ibn Kathîr, tome 1 p. 64) et de Muqâtil (Anwâr ud-dirâyât, pp. 21-22). Nous avons alors ceci :
- durant deux périodes, les cieux sont créés ;
- durant deux périodes, la Terre est créée ;
- durant deux périodes, les montagnes sont ancrées sur la Terre, Dieu place dans cette dernière Sa bénédiction, et les eaux, les ressources et les plantes y sont prédisposées.
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C) Que représentent les sept cieux ?
Dans un autre verset, Dieu a parlé de "falak" au sujet du soleil et de la lune, et au sujet aussi de la nuit et de la journée : "Et Il est Celui qui a créé la nuit et la journée, et le soleil et la lune : chacun vogue dans une falak" (21/33) ; "Ni au soleil il ne conviendrait d'attraper la lune, ni la nuit pourrait dépasser la journée ; et chacun vogue dans une falak" (36/40).
La falak est à l'origine une pièce ronde du fuseau ("fî falakatin mithli falakat il-mighzal ; wa aslu dhâlika anna-l-falaka fi-l-lugha huwa : ash-shay' ul-mustadîr" : MF 6/587 ; "falakah" veut dire "rondelle" en arabe).
Dans des temps anciens, c'était encore la conception géocentrique de l'univers qui prévalait, et le modèle des sphères expliquait qu'autour de la Terre étaient disposées différentes sphères concentriques, sur lesquelles étaient fixées les astres que l'on voit briller de là où nous humains sommes : la lune sur la première sphère, le soleil sur une autre, de même que différentes planètes sur différentes autres, enfin les étoiles sur la dernière. L'avis de Ptolémée était que ces sphères étaient au nombre de neuf. Cependant, Ibn Taymiyya affirme que différents avis existaient chez les philosophes d'autrefois quant au nombre de ces sphères (MF 6/547-550).
Questionné au sujet de savoir si les sept cieux sont la même chose que les (sept) sphères célestes, Ibn Taymiyya répondit qu'il y avait, chez les ulémas, deux avis bien connus sur le sujet :
– selon l'un, les deux sont la même chose ;
– selon l'autre ce sont deux choses différentes, les huit premières sphères célestes étant en deçà du premier ciel (MF 6/592-593, 557).
Ibn Taymiyya lui-même semble pencher vers le premier avis, puisqu'il écrit du second avis qu'il "est fondé sur un raisonnement (asl) faible" (MF 6/594). L'argument sur lequel repose ce premier avis est que si les versets suscités disent que la lune et le soleil sont "fî falak", un autre verset dit que Dieu "a fait de la lune une lumière fî-hinna" ( = fi-s-samâwât is-sab') (Coran 71/15-16) : la falak est donc la même chose que le ciel.
Depuis la révolution copernicienne, on sait cependant que la conception géocentrique de l'univers est à délaisser… (Il faut ici savoir que, bien avant Copernic, il y avait eu Aristarque de Samos, Aryabhata, Abû Ma'shar al-Balkhî, as-Sijzî, et d'autres, qui, eux aussi, chacun à son époque, avaient avancé l'idée que les mouvements que les humains voient du soleil et des astres dans le ciel sont en fait dus au mouvement de la Terre sur elle-même. Al-Birûnî avait quant à lui présenté cette idée comme étant une possibilité, à côté de celle du géocentrisme.) En tout état de cause, on sait maintenant qu'il n'existe pas de "sphères célestes sur lesquelles sont fixées les astres que nous voyons". On sait de plus que si la lune vogue réellement autour de la Terre, en revanche c'est seulement en apparence que le soleil fait quotidiennement sa course autour de la Terre de l'Est à l'Ouest ; car en réalité c'est la Terre qui tourne sur elle-même en 24 heures, d'où cet apparent mouvement du soleil autour d'elle ; de plus, elle ainsi que les autres planètes formant le système solaire accomplissent une révolution autour du soleil. On sait également que la course des planètes autour du soleil n'est pas tout à fait sphérique mais plus exactement elliptique. On sait encore que le soleil est une étoile, comme les étoiles que nous voyons dans le ciel sont d'autres soleils très lointains. On sait aussi que le système solaire n'est qu'une infime portion de l'univers, faisant partie d'une galaxie comportant des milliers d'autres étoiles comparables au soleil. Et cette galaxie elle-même ne constitue que l'une de nombreuses autres existant dans l'univers. On sait, enfin, que si le soleil ne vogue pas autour de la Terre, en revanche il vogue à travers la galaxie.
Si la lune et le soleil voguent donc dans une falak, il ne s'agit pas d'une "sphère céleste". La lune vogue dans une orbite autour de la Terre, et le soleil se déplace quant à lui à travers la galaxie.
La question se pose maintenant de savoir si – à l'instar de Ibn Taymiyya proposant, à la suite d'autres ulémas de son époque, que les sept cieux correspondent à sept sphères célestes au niveau desquelles les astres sont fixes ou semi-mobiles – d'autres ulémas contemporains n'auraient pas proposé une autre tentative d'explication…
Il faut d'ailleurs noter ici que l'argumentation sur laquelle repose l'avis disant que la falak de la lune ne peut être que la même chose qu'un des cieux n'est pas tranchée (qat'î). En effet, la même particule "fî" peut décrire des liens différents, en des versets différents. Ainsi, si dans "fî anfusikum" il s'agit bien de ce qui est "en vous-mêmes", en revanche, le nuage que Dieu étend "fi-s-samâ'" (30/48) n'est pourtant pas réellement "dans le ciel" : il est en réalité "suspendu entre le ciel et la Terre", comme le dit explicitement un autre verset coranique, le 2/164. Pareillement, quand la lune est dite "fi-s-samâwât is-sab'", cela n'implique pas forcément qu'elle soit réellement "dans" les sept cieux (comme elle est réellement "dans" une falak) ; cela peut très bien signifier que, vue de la Terre par les humains, elle apparaît être dans les cieux, même si elle n'est que "suspendue" entre la Terre et le premier ciel ; exactement comme le nuage a été dit "fi-s-samâ'", alors que dans la réalité il n'est que "suspendu" entre la Terre et le ciel.
En tous cas j'ai trouvé deux avis contemporains quant à l'identité des sept cieux…
– Selon un premier avis (de M. Y. Kassab, in Gloire à Dieu, pp. 252-257) :
- le premier ciel correspond au système solaire ;
- le second est formé par les amas d'étoiles supposées être issues de la même structure initiale que le système solaire ;
- le troisième est ce qui enveloppe notre galaxie, la Voie lactée ;
- le quatrième correspond à l'Amas local : il s'agit d'un ensemble regroupant notre galaxie ainsi qu'une vingtaine d'autres ;
- le cinquième correspond au Super amas de la Vierge : il s'agit d'un ensemble plus grand que le précédent ;
- le sixième est constitué de l'univers tout entier ;
- le septième domine la création.
– Selon un autre avis (de Muhammad Tahir al-Qadrî, in Le Qur'an au sujet de la création et de l'expansion de l'univers, pp. 75-76) :
Quand, de la Terre, nous regardons vers le ciel, on se trouve "entouré de sept domaines magnétiques différents", chacun plus éloigné de nous que le précédent, dans l'espace gigantesque qui se déroule progressivement à notre esprit :
- il y a d'abord le système solaire ;
- puis il y a notre galaxie, la Voie lactée ;
- puis il y a l'Amas local : il s'agit d'un ensemble regroupant notre galaxie ainsi qu'une vingtaine d'autres ;
- puis surgit un ensemble d'agglomérats de galaxies : il s'agit d'un ensemble plus grand que le précédent ;
- il y a ensuite la bande cosmique représentée par les quasars ;
- il y a ensuite le domaine de l'univers tout entier ;
- puis c'est le bord de l'univers.
Si on retient le fait que la fin du système solaire correspond au premier ciel, il en découle que, dans le verset : "Nous avons embelli le ciel le plus bas par un embellissement : les kawkab" (37/6), le terme "kawkab" désigne les planètes du soleil et non toutes les étoiles ; c'est d'ailleurs un des sens du terme kawkab (Gloire à Dieu, p. 309).
En tous cas ce ne sont là que deux tentatives d'explications, deux propositions…
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D) Quel est le sens de cette immense création ?
Tout cela, Dieu l'a créé pour permettre à l'homme et au djinn d'y vivre l'épreuve de la vie terrestre.
"Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous mettre à l'épreuve : lequel d'entre vous est meilleurs en actes" (Coran 67/2). "Nous avons fait de ce qui est sur la Terre une parure pour elle, afin de les mettre à l'épreuve : lequel d'entre eux est meilleur en actes" (Coran 18/7). "Et Il est Celui qui a créé les cieux et la Terre en six périodes – alors que Son Trône était sur l'eau – afin de vous mettre à l'épreuve : lequel d'entre vous est meilleur en actes" (Coran 11/6). Cliquez ici et ici pour lire des articles sur le sujet.
Par ailleurs, il n'est pas impossible – même si nous ne pouvons non plus l'affirmer – qu'il existe, dans cet immense univers, d'autres planètes qui accueillent d'autres créatures comparables aux humains de la Terre. Lire notre article sur le sujet.
Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).
