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Les sectes sataniques

Les sectes sataniques

En plus de l’église de Satan et des enfants de Satan mentionnés plus haut, il existe une multitude de sectes qui pratiquent le culte satanique. Mais comme nous l’avons déjà signalé, elles sont peu connues du fait que la plupart d’entre elles agit dans la clandestinité. Les sacrifices humains liés aux rituels sataniques sont estimés à environ 60.000 chaque année seulement aux Etats-Unis. Ils sont légion à travers le monde.

En voici quelques exemples : Raymon Steele à Huntingdon (Québec) gourou d’une secte a décapité et brûlé de manière rituelle en offrande à Satan Linda Quinn, une adepte de la secte. Selon la police québécoise, sa maison était remplie de symboles sataniques.

En septembre 1985, l’adolescent Sean Seller de Oklahoma City aux États-Unis, a été déclaré coupable du meurtre de ses parents et d’un employé de magasin. Dans son journal intime on retrouva des prières à Satan. Durant son procès il hurla : ‘‘Satan m’avait ordonné de le faire.’’

Tommy Sullivan, 14 ans demande à Satan de lui donner des pouvoirs, qu’en échange il tuera plusieurs chrétiens qui se sont engagés et qu’après 20 ans il se suicidera. La nuit du 9 janvier 1988 Tommy tua sa mère avec son couteau de scout et mit le feu à la maison.

Alerté par le détecteur de fumée son père réussit à éteindre l’incendie et trouva sa femme égorgée au sous-sol. Le lendemain, on trouva Tommy allongé dans un bain de sang, le poignet et la gorge tranchés. Certains groupes se sont mis au service de Satan et lui ont carrément voué leurs activités : Le groupe BOSS ( Boys of Satan Service) ( Garçons au service de Satan), et leur compagnes femelle GODS ( Girls of Demon’s Service) (Filles au service des démons ).

le 18 novembre 1998, les corps de 25 enfants, réduits à l’état de squelettes pour la plupart, ont été découverts à Pereira, ville de 700.000 habitants située à 175 kilomètres de Bogota. Des bouteilles d’alcool se trouvaient près de la plupart des victimes.

Deux corps étaient attachés à des arbres avec des signes apparents de torture, a annoncé la mairie de Pereira. La plupart des squelettes sont incomplets et les enquêteurs ont dû estimer le nombre des morts en comptant les crânes. Le plus âgé devait avoir 16 ans, alors qu’au moins la moitié des victimes avaient dix ans ou moins.

Les autorités avancent divers motifs qui vont du " nettoyage social " des délinquants par des milices au culte satanique. " Il s’agit d’une ville où le satanisme est largement pratiqué et on dit beaucoup que des enfants sont utilisés dans les rituels ", explique Luis Fernando Henao, un proche collaborateur du maire.

La secte CASH ( Continental Association of Satan Hope ) basée à Montréal vise à établir le royaume de Satan sur la terre. On retrouve ces mêmes serviteurs de Satan dans des groupes de musique rock. Des groupes tels que Black Sabath, AC/DC (AntiChrist / Death to Christ) et le fameux groupe KISS ( Knight Industry of Satan).

Le 30 juillet 2001, les autorités jordaniennes ont annoncé avoir saisi en juillet plus de mille vidéocassettes et des CD faisant la propagande de la secte des "Adorateurs de Satan", rapporte mardi le quotidien Al Doustour.

"Le Département de la presse et des publications a récemment fermé huit vidéoclubs pour avoir vendu ces cassettes et en a saisi un millier faisant la propagande des Adorateurs de Satan, ce qui va l’encontre des religions monothéistes et des valeurs morales", a indiqué un responsable du Département, Mahmud Chawakfeh. "Ces vidéocassettes ont été illégalement introduites de l’étranger en Jordanie", a ajouté M. Chawakfeh, cité par Al Doustour, tout en notant que les jeunes en étaient les principaux acquéreurs.

Les adeptes de la secte des "Adorateurs de Satan" nient l’existence des religions et propagent leur idéologie par la musique techno. En 1997 et 1998, des jeunes ont été accusés d’appartenance à cette secte en Egypte et au Liban. La Sûreté de Québec a ouvert une enquête sur une mystérieuse secte satanique en Estrie :

Aveux d’anciennes adeptes :

« Je suis née dans une secte satanique. Dans une famille où tous les membres devaient adorer Satan, lui porter un amour inconditionnel, tout faire pour lui obéir. J’ai subi des sévices dès l’âge de trois ans et demi, j’ai été torturée, martyrisée, violée. J’ai vu des sacrifices d’animaux, mais aussi des sacrifices humains... » Humains ?Oui. Humains », affirme Manon sur un ton solennel.

Assis dans la cuisine d’une petite maison en Estrie, Luc Grégoire, un enquêteur de l’escouade des crimes majeurs de la Sûreté du Québec, laisse échapper un grand soupir.

Ce n’est pas la première fois qu’il entend cette femme de 28 ans lui parler de messes noires, viols, sévices corporels et sacrifices. Il a entendu aussi le témoignage de plusieurs autres personnes sur ces macabres sujets. L’affaire lui semble très sérieuse. « J’ai cinq personnes qui me racontent des affaires semblables », dit-il. (...)

Si Manon raconte aujourd’hui ce qui lui est arrivé, au risque de compliquer la tâche des policiers, c’est qu’elle espère que tous ceux qui savent des choses et qui pourraient témoigner, oseront briser la loi du silence permettant à la secte de poursuivre ses activités. Manon vit en Estrie, dans un lieu qu’elle veut garder secret, même si elle dit ne pas avoir peur des représailles de cette secte satanique qu’elle a quittée il y a cinq ans.

« Il n’y a rien qu’ils puissent me faire qui soit pire que ce que j’ai vécu », dit-elle. Pire qu’être enfermée pendant une messe noire dans un cercueil et enterrée vivante durant de très longues minutes, pire qu’être violée par plusieurs hommes, pire qu’être suspendue par les pieds au-dessus d’un trou rempli de couleuvres noires, pire que de voir des gens torturés ou d’avoir à boire le sang et manger la chair des créatures sacrifiées.

« La plupart des atrocités n’ont été épargnées à aucune jeune femme de la secte », explique une autre ex-membre qui refuse elle aussi d’être nommée mais qu’on appellera Josée, plus réticente à raconter son histoire publiquement.

« Mais celles que Manon a subi sont pires, explique Josée, parce que Manon avait un rôle spécial dans la secte ».

Dès sa naissance, à cause de la position des astres cette nuit-là, les dirigeants de la secte avaient décidé qu’elle aurait un lien spécial avec le démon.

D’après Manon, cette secte satanique existe depuis des décennies au Québec. Sa mère était impliquée bien avant que Manon ne naisse, ayant elle-même été entraînée par sa propre mère. « C’est un culte, explique-t-elle, qui se transmet par le sang. Et c’est avec leur sang aussi que les adeptes doivent signer le pacte obligatoire avant l’entrée à toute messe noire, pacte par lequel ils s’engagent à ne jamais rien dire de ce qu’ils ont vu ou entendu durant les cérémonies. »

« À chaque pleine lune, explique Manon, des dizaines de personnes s’entassent dans des sous-sols, à la campagne, et assistent à des rituels dirigés par des prêtres sataniques vêtus de capes de satin noir, la tête couverte par de grands capuchons. Selon elle, les adeptes sont nombreux. Les messes habituelles, au Québec, réunissaient généralement une centaine de personnes », dit-elle.

Souvent les messes avaient lieu ailleurs que dans sa région. Son clan se déplaçait beaucoup pour les cérémonies et elle se rappelle d’une célébration de 500 personnes, au Québec.

Mais la jeune femme se souvient aussi de messes célébrées aux États-Unis, où les Québécois jouaient un rôle crucial. À la plus importante, dit-elle, il devait bien y avoir 1500 personnes. Manon ne peut pas dire si toutes les personnes participant aux messes noires américaines étaient tous des adeptes convaincus de Lucifer.

« Je suis sûre que beaucoup de gens devaient être là simplement par voyeurisme, pour le sensationnalisme, et pour profiter des orgies sexuelles qui avaient lieu après les messes noires », affirme la jeune femme.

Selon Manon, quand on connaît l’emprise psychologique exercée par ce genre de sectes, il n’est pas difficile de comprendre que personne n’en n’ait jamais parlé publiquement.

« Si on disait qu’on allait en parler, dit-elle, on nous répondait que personne n’allait nous croire de toute façon, que c’était impossible à prouver ».

Et c’est sans parler de la terreur, des menaces, du sentiment de culpabilité, de la honte.

Quand elles ont décidé de s’en sortir, Manon et Josée ont eu des difficultés à convaincre les autorités religieuses et policières de leur région. On trouvait leur histoire trop farfelue et personne ne voulait croire que leurs parents puissent être coupables de choses pareilles. « Au début on nous répondait, ’ben voyons donc, ce sont des gens si corrects, ils font du bénévolat, ils vont à la messe’ », raconte Josée. D’après elle, tous les adeptes mènent parfaitement une double vie. Plusieurs le réussissent en habitant à la campagne, « très loin des voisins ». « Et puis rappelez-vous il y a 20 ans, dit Manon. Même si les voisins avaient soupçonné quelque chose, par exemple qu’on était violentées, ils n’auraient rien dit. Il y a 20 ans, dans les campagnes, on ne dénonçait pas ce genre de violence. »

Les deux jeunes femmes racontent aussi qu’elles mangeaient très peu, « la secte a plus de pouvoir sur les enfants qui ont faim », qu’elles ne pouvaient pas amener ni amies ni copains à la maison. « Toutes les deux affirment avoir été forcées de se prostituer, sort qui était réservé à toutes les jeunes filles membres de la secte. Des viols avaient lieu durant les cérémonies, ajoute l’autre jeune femme, mais ça continuait à la maison aussi. »

Ils ont enlevé et assassiné un homme de 33 ans ‘‘sur ordre de Satan’’. Daniel Ruda, 26 ans, et son épouse Manuela, 23 ans, ont été condamnés par le tribunal de Bochum ( Allemagne) respectivement à 15 et 13 ans d’internement psychiatrique pour l’assassinat d’un homme qu’ils avaient enlevé. Les "époux sataniques", comme les a baptisés la presse allemande, avaient reconnu les faits devant le tribunal tout en affirmant avoir agi "sur ordre de Satan".

« La dépouille de Frank H., un collègue de Daniel Ruda avait été retrouvée début juillet 2001 dans l’appartement du couple, à Witten, une localité de 100.000 habitants près de Bochum. Le corps avait été mutilé : il portait 66 coups de machette et de marteau, un pentagramme dessiné au scalpel sur le ventre. Dans l’appartement, la police avait découvert une macabre mise en scène : dans la chambre à coucher, un masque humain orné de cornes d’animal, et dans le salon, des menottes pendant du plafond au bout d’une chaîne, un autel orné de crânes, un pentagramme dessiné au sang sur le mur, ainsi qu’un cercueil devant la fenêtre. »

Daniel Ruda s’est engagé dans un groupe de skinheads et participait à des manifestations du parti néo-nazi NPD, mais il avait vite abandonné, a-t-il déclaré à l’audience. « Sa fascination pour le satanisme remonte à une "vision" qu’il aurait eue à l’âge de 14 ans d’un homme qui lui aurait conseillé de s’intéresser à "l’autre partie de son âme" ».

Sa femme Manuela avait affirmé aux psychologues vouloir être "engagée dans l’armée de Satan". "Ce n’était pas un meurtre. Nous ne sommes pas des meurtriers. C’était l’application d’un ordre. Satan l’avait ordonné", a-t-elle déclaré devant le tribunal. "Quand un chauffard écrase un homme, ce n’est pas la voiture qu’on accuse : je n’ai rien à regretter, parce que je n’ai rien fait", a renchéri son mari.

En frappant la victime, Manuela a raconté avoir vu "une lumière scintiller au-dessus de lui. C’était le signe de la descente de son âme. Nous avons ensuite récité une prière satanique".

Le 6 juin 2001, trois filles âgées de 16 à 17 ans assassinaient Soeur Maria Laura, une religieuse qui se consacrait à aider des jeunes en difficulté. Le drame a eu lieu dans la petite ville de Chiavenna, dans la province de Como, en Italie. Cet assassinat a profondément choqué la population, mais il a aussi provoqué de la stupeur car les trois filles sont jeunes et n’avaient apparemment pas de réel motif pour assassiner la religieuse.

Les enquêteurs ont découvert que les jeunes filles tenaient des journaux intimes dans lesquels ils ont trouvé des symboles sataniques et des images du chanteur de rock, Marilyn Manson. Cette affaire a fait resurgir la question de l’influence de la musique satanique sur les jeunes.

“Le rock satanique peut-il conduire à la violence ? C’est à cette question que Carlo Climati, auteur de livres sur la relation entre le satanisme et le rock a tenté de répondre, dans une interview accordée à "Radio Vatican". "Le message négatif qui est transmis par un disque ne peut pas en soi inciter à la violence ou à tuer mais il peut parfois être comme une graine semée dans le terrain fertile d’un sentiment général de malaise chez les jeunes. Un cocktail dangereux de rock nihiliste et de problèmes humains peut produire des effets dévastateurs dans l’esprit de jeunes en crise ou fragiles sur le plan psychologique".

Par ailleurs, a précisé Carlo Climati, n’importe quelle fille de quinze ou dix-sept ans peut entrer en contact avec le monde de l’ésotérisme en écoutant un disque. Les maisons de disque ont découvert que le diable peut permettre de faire de bonnes affaires et elles continuent à lancer des produits sans se soucier des conséquences.

L’une des revues de musique les plus connues en Italie, ’Flash’, a publié la direction de l’Église de Satan, aux États-Unis, décrivant cette dernière comme ’l’association la plus sérieuse et la plus fiable pour ceux qui s’intéressent aux théories occultes’.

L’article se termine par une invitation aux lecteurs : ’si vous pensez que la connaissance du satanisme peut vous aider, et si vous voulez entrer dans le grand gymnase de la pensée qu’est la philosophie satanique, l’Église de Satan vous attend’".

"Certains jeunes, tombés dans le piège du satanisme, ont reconnu que c’est souvent à travers la musique qu’ils ont découvert certaines doctrines", a expliqué M. Climati, citant le cas "d’un jeune de La Spezia (Italie) qui a fait des visites nocturnes dans les cimetières, en 1996, profanant les tombes et volant des cadavres et des ossements. Le jeune en question s’est repenti et a déclaré : ’je regrette maintenant.

Je me suis laisser entraîner par la musique ’black metal’ que j’écoutais depuis plus de dix ans. J’écoutais surtout des groupes norvégiens et suédois comme Mayhem, les Darkthrone et les Marduk. Ils m’avaient tellement conditionné que je répétais le texte de leurs chansons, comme un automate.

Cette musique, que j’écoutais jusqu’à dix heures par jour, me prenait tellement, que je ne me rendais même pas compte de la gravité de mes actes’". "En Norvège, a poursuivi Carlo Climati, des jeunes faisant partie de groupes de rock ont organisé des attentats terroristes dans des églises catholiques (...)".

Au Nigeria, une jeune fille fait partie d’une secte qui s’adonne au trafic des organes humains : Il s’agit d’une adolescente de 13 ans, soupçonnée d’avoir pris part aux meurtres rituels de 51 personnes, dont son père ; elle a été arrêtée dans le nord-est du Nigeria. Autre exemple : Jummai Hassan, une élève d’un collège militaire, a été arrêtée le 17 juillet à Maiduguri, la capitale de l’Etat de Bornou, dans le cadre d’une enquête sur la disparition d’un enfant de deux ans.

Le préfet de la police a annoncé qu’au cours d’un interrogatoire, la jeune fille avait avoué avoir assassiné 50 autres personnes : « Elle a confessé avoir tué et enterré l’enfant. Elle nous a conduit à une tombe d’où le corps a été exhumé. Elle a avoué être membre d’une secte à Lagos et avoir tué 51 personnes, dont son père, depuis son admission il y a sept ans. »

Selon le préfet, l’enfant de deux ans ne portait aucun symptôme de violence. Détenue à Maiduguri, elle a également déclaré qu’elle était membre d’une secte dirigée par un certain « Emmanuel ». « Nous participons à des réunions nocturnes dans une église de Lagos où des instructions nous sont données quant aux parties du corps à prendre, a-t-elle poursuivi. Nous utilisons toujours une poudre pour tuer. Une fois appliquée sur une personne, elle meurt et nous lui prenons son cœur. »

D’après le préfet de police, Jummai Hassan aurait été initiée il y a sept ans à un culte vaudou secret, qui ferait du trafic d’organes humains, destinés aux rituels. Elle a déclaré avoir tué son père parce qu’il était un « obstacle », l’empêchant de prendre la vie de sa grand-mère.

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